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Journal d'un chat noir

Journal d'un chat noir

j'pose les bases, j'ai des TCA et pas envie de vivre.


I'm a whore above the broken dreams

Publié par chat noir sur 18 Décembre 2015, 00:36am

Catégories : #pour m'apprivoiser, #TCA, #demons

I'm a whore above the broken dreams

Je m'sens enfin d'attaque pour parler de mes "démons" correctement, ouais vous savez tous ceux qu'on appelle communément "cat mia ana deb sue" et j'en passe. Déjà pour commencer je veux taper un petit speech, c'est un peu long donc si vous voulez passer, libre à vous, je ne vais que donner mon avis concernant ces surnoms merdiques :

Je suis contre le fait d'appeler ces maladies (car oui ce sont avant tout des maladies) par les petits surnoms qu'on leur donne trop souvent. Je n'ai même pas envie de les énumérer ici parce déjà tout le monde les connaît, et surtout si ça vous intéresse vraiment vous n'avez qu'à jeter un oeil sur Google. Je déteste ces noms alors je ne vais pas les citer dans mon journal. Passons.

Je trouve que donner ces surnoms à ces maladies est un énorme manque de respect, déjà c'est minimiser la maladie, l'anorexie, la dépression, la boulimie, l'anxiété, l'insomnie, la paranoïa (la liste est assez longue) ne sont pas des "amies" alors je ne vois pas pourquoi on devrait leur donner un surnom spécifique. Les surnoms ça va pour les PERSONNES, les êtres en chair et en os, ces choses là c'est pas des personnes, c'est pas des amis imaginaires non plus, ce sont des MALADIES MENTALES, ça fait partie de NOUS, et c'est pas en les personnifiant qu'on va s'en débarrasser, bien au contraire.

J'avoue qu'au début c'est rassurant de se dire "je vais voir cat (pour n'en citer qu'une". Mais c'est se voiler la face. La plupart du temps quand on emploie ces surnoms c'est pour adoucir, ne pas choquer, mais ne pas choquer qui ? Les autres...ou nous-même ? C'est vrai que ça passe mieux de dire "quelle connasse cette mia" que dire "j'ai encore faire une crise de boulimie". Je pense qu'on a moins honte de le tourner de cette manière parce qu'au final on se rejette pas directement la faute dessus. ça n'empêche pas de se sentir coupable, évidemment, mais à un moment faut assumer.

T'es pas Mia, t'es pas Ana, t'es pas Cat, tu est BOULIMIQUE, tu es ANOREXIQUE, tu te MUTILES, c'est des maladies. Tu crois qu'en les faisant passer pour une personne extérieure à ton corps ça va t'aider à supporter, mais tu ne fais que te cacher la vérité, tu es MALADE, ce n'est pas de ta faute, tu n'as pas choisi de l'être, tu dois le subir, mais il faut que tu en aies CONSCIENCE.

VOilà, c'est tout pour mon coup de gueule, j'aurais voulu en dire cent fois plus mais à la base je voulais pas écrire pour ça.

Anyway, s'il y a un truc à retenir de cet a parte c'est que je toruve ça stupide et inconscient d'appeler sa maladie par le nom d'une gonzesse qui n'existe même pas.

Pour être tout à fait honnête avec vous, j'ai bien consulté la fameuse liste, mais dans le but de m'explorer moi-même et de me poser des questions. Pour faire le point si on veut. Pour être sûre de ne pas passer à côté de quelque chose et tenter de me comprendre (lol). Bref bref bref, attaquons.

 

J'ai déjà fait un article dessus, donc a priori vous le savez déjà (sinon bienvenue à toi petit internaute, je te fais une bise sur chaque joue) je suis boulimique. Pour être tout à fait précise, je faisais de l'hyperphagie en 2012 jusqu'à début 2013, puis en mai 2013 j'ai développé une boulimie vomitive. J'ai déjà longuement développé cette facette de ma personnalité donc je vais m'arrêter là pour ce paragraphe.

 

A un moment je me suis demandé si j'avais des troubles bipolaires, parce que j'ai des autes d'humeur phénoménales, et les troubles bipolaires ça se caractérise par des épisodes de dépression intense et des épisones d'euphorie, pour faire très très très simple. C'est hyper difficile d'établir ce diagnostic, parce que les symptômes peuvent être confondus avec ceux de la dépression, de la schyzophrénie ou du trouble du comportement borderline. Il paraît qu'il faut être suivi pendant une dizaine d'années par des psychologues pour arriver à ce diagnostic. Les causes de la bipolarité ne sont pas bien définies, il y a une part de génétique (la soeur de ma mère est maniaco-dépressive, c'est pour ça que j'y ai pensé pour moi) et peut-être des facteurs environnementaux. Du coup voilà, cette idée m'est passée par la tête (surtout parce qu'étant une grande admiratrice de Nirvana, je sais que Kurt était bipolaire donc ça m'a forcément influencée) mais je doute beaucoup que ça soit le cas, en fait je suis absolument certaine de ne pas en souffrir, mais c'est juste histoire de dire que je suis lunatique as fuck, et que ça me rend extrêmement difficile à vivre. J'ai noté un réel changement de comportement de ma part en janvier 2012 à peu près.

 

Je souffre d'insomnie depuis le mois de mai 2014, dis comme ça on dirait que j'ai décidé paf comme ça d'un coup de devenir insomniaque ou autre, mais pas du tout, en fait je dis ça comme ça pour situer, j'ai juste regardé dans mes carnets à quelle date ça correspondait. Enfin bref. Au mois de mais j'ai commencé à avoir des problèmes pour m'endormir, je stressais beaucoup, j'angoissais beaucoup, j'étais sur les nerfs donc incapable de trouver le sommeil. ça a commencé comme ça. Après avec les cours et tout j'arrivais à garder un rythme normal, j'étais tellement crevée par mes journées que je m'endormais tôt, et puis le fait de se lever à 6h du matin ça aide à s'endormir le soir après aha. Mais même si j'arrivais à m'endormir, je n'arrivais pas à rester endormie, du coup mon sommeil me fatigue plus qu'autre chose, mais ce sommeil bizarre par épisodes est un effet secondaire des tca. Je l'ai déjà écrit mais les tca ça cause de l'hyperactivité (à cause des carences) et donc des problèmes de sommeil. Donc en fait depuis 2014 que je dors mal en fait. Mais depuis mai 2015 j'ai perdu toute notion de sommeil "normal". Mai ça correspond à peu près au moment où j'ai pris conscience et où j'ai accepté mon mal-être, où j'ai arrêté de le cacher et où j'ai commencé à le concevoir comme une partie de ce que je suis. Donc à partir du moment où j'ai commencé à écouter mon corps et mes pensées, j'ai eu une vision totalement différente des choses, de ma vie, de moi. Bref, je pars trop loins. Je ne ressens plus aucune fatigue la nuit, je suis alerte, je réfléchis bien (voire beaucoup), mais je ne peux pas dormir. En fonction des soirs je suis plus ou moins calme, quand je suis calme je peux m'endormir vers 3h du matin, mais quand je me sens mal je ne m'endors pas avant 6h du matin. C'est déjà arrivé plusieurs fois que je m'endorme bercée par la douche que prend mon père ou mon frère le matin avant de partir bosser. Par contre je me réveille toujours entre 11h et 13h, quelle que soit l'heure où je m'endors. Bon évidemment si je passe quatre jours de suite à m'endormir à 5h, y a forcément un moment où je vais dormir jusqu'à 16h. Surtout si y a personne chez moi, donc aucun bruit pour me réveiller.

 

Je considère que je suis dépressive depuis au moins 2010. Ouais bon j'ai jamais vu de psy, mais tu te mutiles pas quand t'es simplement déprimée. Au début je pensais, je VOULAIS n'être que déprimée. J'ai toujours attendu que ça passe, sans rien dire, je pensais que ça allait partir tout seul donc j'ai toujours caché à tout le monde à quel point j'étais mal dans ma peau. Grosse erreur. C'est probablement pour cette raison que les choses ont empiré. Je pense que j'aurais dû parler de ce qui n'allait pas. ça m'aurait évité pas mal d'emmerdes je pense. On dit toujours qu'on ne veut pas parler, qu'on veut gérer seul, mais finalement je pense qu'il faut parler tant qu'on en a l'occasion. Pas nécessairement à ses parents, ça peut être des amis, ou des gens qui peuvent nous aider, comme des psychologues ou des conseillers d'orientation ou l'infirmière du bahut. ça fait très cliché d'écrire ça mais je pense que c'est important et sous estimé. Après je sais qu'il y a des cons, mais je trouverais ça de très mauvaise foi si comme par hasard vous me disiez qu'il y avait une concentration de cons dans la ville où vous vivez. C'est pas possible, il y a forcément UNE personne à qui vous pouvez parler. Au pire cherchez sur internet, et puis dans le pire des cas y a des numéros et des sites pour parler avec des gens de manière totalement anonyme. Mais l'ennui quand on est jeune c'est qu'on ne connaît pas toutes les possibilités qui s'offrent à nous et surtout on n'ose pas parler par peur de déranger ou qu'on se moque. C'est une période hyper difficile, et je pensais que je la gérais, mais pas du tout et j'en souffre énormément aujourd'hui.

 

Après pour ce qui est du suicide, j'ai envie de mourir depuis 2012, mais comme la plupart des dépressifs. A ce moment là je pensais pas vraiment à passer à l'acte, j'imaginais juste que la mort arrêterait ma peine. J'avais les idées noires de base, style mourir pour ne plus souffrir, mourir pour ne plus ressentir, mais ça restait très abstrait. Par contre depuis on va dire mars 2014 j'ai perdu VRAIMENT tout intérêt pour ma propre vie. Je veux dire je n'avais plus peur en me coupant, je n'avais plsu peur d'y aller trop fort et de me tuer. Après j'ai continué à vivre plus ou moins normalement, mais juste je m'en foutais un peu de vivre. Après j'ai commencé à réellement vouloir me tuer et ne plus accorder aucune valeur à ma propre vie début 2015. Quand j'ai réalisé qu'un de mes rêves ne se réaliserait pas. Je n'en parlerai probablement pas ici parce que c'est beaucoup trop personnel. C'était ma dernière chance de m'accrocher à la vie, si je réussissais ça voulait dire que je devais vivre, mais j'ai échoué donc j'ai perdu tout espoir en la vie, en moi, en tout. C'est à partir de ce moment que je ne voulais vraiment plus vivre DU TOUT. Et c'est à partir de ce moment là que j'ai arrêté de cacher mon mal être, parce que j'estimais que ça ne servait plus à rien de le cacher, que c'était tout ce qu'il me restait, donc j'ai commencé à l'accepter et à l'intégrer dans ma personnalité au lieu de lui garder ce tout petit enclot bien douillet au fond de moi. Après si vous voulez vraiment parler suicide, je n'ai jamais fait de TS pour la simple et bonne raison que ça ne serait pas qu'une tentative. Le jour où je voudrai mettre fin à mes jours il n'y aura pas de retour en arrière. Je ne le fais pas pour l'instant parce que j'estime qu'il faut que je tente d'améliorer les choses. Je ne peux pas mourir sans au moins avoir essayé de voir des psys. Je n'en ai pas du tout envie mais c'est tout ce qu'il me manque pour confirmer mes convictions. Euh je vais m'arrêter là parce que je pars dans des délires beaucoup trop profonds pour cet articles. J'en reparlerai proprement quand je serai prête.

 

Après, j'ai des TOC. Ils se sont développés avec mes tca. Mes toc concernent essentiellement la nourriture. En fait je compte tout ce que je mange. Pas seulement dans les calories, je veux dire que je compte mes rations. Je dois me servir moi-même, je ne laisse jamais personne me servir, et je compte dans ma tête combien de cuillère je mets. En général je m'arrête à trois, mais des fois ça va jusqu'à cinq. ça ne suit aucune logique particulière. Juste dans ma tête le 3 et le 5 (+ tous les multiples de 5) sont symboliques. ça aussi c'est un déclencheur de crises. Parce que si je craque et que je prends un morceau de pain par exemple, je suis obligée d'aller jusqu'à trois bouts, sinon ... en fait y a même pas de sinon, je vais jusqu'à trois. Puis jusqu'à 5. Après y a pas d'étape intermédiaire et je monte directe à 10. Par contre j'ai un palier à 11. Après ça va de cinq en cinq. Waouh c'est la première fois que je parle de mes toc comme ça, ça fait bizarre. Bref. Quand je mange des frites ou des potatoes ou des trucs susceptibles d'être comptés (style brocolis, choux, même raviolis vg) je les compte. Après quand je peux pas vraiment compter, par exemple quand je mange des fajitas, des wraps, des sandwichs, je compte les bouchées. Et je ne vais que jusqu'à 10. Je laisse le reste. Sinon ça me déclenche une crise. Après pour ce qui est pizza ou tarte j'arrive pas trop à gérer encore, les tartes je prends juste une part, mais les pizzas je sais pas trop comment je dois les compter donc pour l'instant ça ne fait que me déclencher des crises. C'est mon plat préféré donc j'essaie de trouver un moyen de la manger sans faire une crise derrière, mais j'ai pas encore trouvé. Parce qu'un quart c'est beaucoup trop je crois. ça dépend de la garniture. Au fromage je peux pas manger un quart, mais aux légumes ça passe beaucoup mieux. Je m'interdis les pizzas au fromage d'ailleurs, parce que je sais pas me contrôler. Mais wtf on est plus dans les toc là. Bref, je dois compter toutes mes rations. Je trouve pas ça chiant mais j'imagine que les gens avec qui je mange doivent me trouver chelou mdr. J'ai des toc comme ça depuis septembre 2014 on va dire, plus ou moins.

 

Et pour finir, je me mutile depuis plusieurs années maintenant, la première fois que je me suis coupée, je me souviens carrément de la date, c'était le 30 octobre 2011. La première fois que j'ai ouvert ma petite peau toute claire. La première fois c'était avec un bout de métal tranchant et un compas. Mais juste à ce moment là j'ai eu une bonne expérience donc je me suis pas recoupée pendant deux mois. J'ai recommencé en janvier 2012 donc, cette fois avec une lame de taille crayon au début, c'est assez efficace. Je sais plus à partir de quel moment j'ai pris les lames de rasoir. Mais pas longtemps après, quelques mois. Je me coupais que les bras à ce moment là. Puis j'ai eu une longue période, pratiquement un an, où j'ai arrêté de me couper, c'était là d'ailleurs que j'ai fait de l'hyperphagie, donc ça devait être en 2013. Puis en 2014 j'ai recommencé à me couper bien, tous les jours, avec les lames de rasoir. Mais seulement les bras (en 2012 je me suis coupé une pomette quand même pour dire à quel point je suis perchée). Je sais plus quand j'ai commencé à me couper les cuisses et le ventre. Probablement quand une amie a commencé à me surveiller après avoir découvert mes cicatrices. Donc je dirais fin 2014/début 2015. J'ai un peu stoppé cet été (comme tous les étés) pour que ça soit pas trop visible aux yeux de tous. Je fais pas ça pour me cacher et que personne ne sache rien, mais parce que j'ai encore assez de respect pour mes proches pour ne pas leur imposer ça, ça me concerne c'est personnel, et j'ai pas besoin d'attirer leur attention dessus. J'ai pas envie de me trouver dans une situation embarrassante et j'ai pas non plus envie de les y placer. Je les respecte quand même assez pour ne pas leur exposer mes cicatrices sanglantes. Les cicatrices violettes et refermées je m'en bats les couilles, mais tant qu'il y a des croûtes ou des peaux qui se décollent, je garde pour moi. Simple question de respect. Ils me respectent en ne me posant pas trop de question et en ne me mettant pas mal à l'aise, alors je peux faire cet effort pour ne pas les mettre dans une situation délicate. Le respect est une chose primordiale pour moi. Là j'sais pas trop depuis combien de temps je me suis pas coupée. Une semaine. Dix jours. Je sais pas trop. Vu que je me coupe plus les bras (putain de promesse faite à ma mère) je me coupe les cuisses, mais vu que j'ai voulu m'épiler j'ai dû arrêter pour ne pas que ça gène. Voilà.

 

Bon du coup j'ai fait le tour de mes "démons". C'est hyper long mais j'ai fait expès de mettre en rouge les différents thèmes abordés dans les paragraphes pour que vous puissiez lire ce qui vous intéresse.

Ah oui, et un truc aussi, Estrella m'a dit qu'elle pensait que j'étais anorexique, mais c'est pas possible, je mange trop pour être anorexique. Mais bon, on l'a déjà évoqué me concernant alors j'ai envie de le noter. Je préfèrerais être anorexique que boulimique. Non. Je détesterais moins être anorexique que boulimique. C'estmieux tourné comme ça. Parce que je me passerais bien de ces putain de maladies hein.

Voilà, comme ça vous pouvez bien cerner la bête maintenant.

J'pense pas que ça me dérange que vous m'posiez des questions, juste demandez rien concernant mon identité (nom, âge, lieu) parce que je répondrai pas. Mais pour le reste faites vous plaisir. Au pire je saurai vous dire si vous allez trop loin faites moi confiance.

Du coup j'vous laisse avec ça.

A la prochaine,

chat noir

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Rose Fantôme 18/12/2015 07:50

Super article, et très personnel...
La seule question qui me turlupine, c'est ce qui s'est passé début 2015 pour que tu n'aies plus accès à l'un de tes rêves. Est-ce que tu as raté un examen ? Ou un examen d'entrée ?
Courage, bisous <3

chat noir 18/12/2015 19:33

Effectivement, tu as mis le doigt dessus, j'ai raté un concours, que j'ai déjà tenté deux fois donc plus de possibilité de le repasser.
Merci, courage à toi aussi, bisous ♥

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